Poussière demain après demain
Dix ans peut-être moins dans
Je ne sais
Ce que j’ai habité fréquenté hanté
Désherbé nourri irrigué
Se fissure
Je vois déjà les rides sur une face
Un crépi de défaite
En larmes
Les fenêtres puis en mille lames
Et les murs gravats brisures
Poussières
Seul survivant le grand presque vide
Pas si limpide ni solide
Ni liquide
Le vide qui s’est fait sans vouloir
Fait de tout et de rien
Sans savoir
Et ces alvéoles laissées vides
Par ce que j’ai donné
Ordonné
Abandonné et pardonné
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