Avant l’éveil déjà
Battement de cœur de paupières
L’entrebâillement de la pensée
Chaque seconde à vivre
Du bord du monde
Du dehors de la ronde
La vie
Avec les yeux du jour naissant
Un regard volé au gris de l’aube
Baptisé à la candeur de l’aurore
Rivée au pic à l’arbre au toit
De derrière sa courtine la rétine
Imagine cauchemars et fantaisies
La vie
Entortillés de châles mouvants
D’illusions de lents désirs fuyant
Sans fin l’heure blanche et sèche de l’inventaire
Sensible la plaque prend note
Secrétaire stylée. Dans sa tournée
Le facteur souffle le froid et le chaud
La vie
N’oublie aucun destinataire
Parfois une rosée brouillée de larmes
Ce n’est plus l’herbe qui pleure juste une main
La vie
Les mots nuages brouillard au plus profond
De l’ombre et quelques graffitis sur un mur blanc de chaux.

