Un désir à s’envoler
Pas à pas plus haut aller
Au miroir glacé du lac
La montagne est solaire
Sur mes épaules le poids d'un sac
Ni lourd ni léger
De la question posée au matin d’hier.
Gardiens d’une crête acide
Quatre pins à crochet
De feu le ciel est avide
Au-dessus des rochers
Dans l’autre vallée existes-tu?
Perdu dans tes pensées
Au moins sourire encore le sais-tu ?
Par l'espérance soutenu
Pourras-tu m'attendre?
Je marche et chaque pas peut-être de tu
Me rapproche. Si je dois entendre
Qu’à mes yeux invisible tu resteras
Oh oui ! Que cela soit.
Je marcherai je marcherai encore.
Te rencontrer dans un tronc torsadé
D'avoir lumière cherchée
De fissure en fissure
Dans un granit froissé empesé buriné
Dans la course effrénée
D’une femme de fière allure
Dans le pas lourd des hommes leur dos puissant
Te parler à force de chants d’oiseaux
Cueillis dans les sorbiers
Tresser un lent murmure entre les rires du vent
Glissant à travers champs.
Dans le frêle cristal du silence
Dans la vibration blanche de l'absence
Guetter ce que j’attends de toi : tous les mots un seul mot.
Aller plus haut où l'herbe pleure au bord du vide.
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