A GORGE DEPLOYEE
Alentour les jardins à gorge déployées
S’esclaffaient de joies montées
En épingle de rires
De compétition.
Et les voix de jouir
Du ton baroque dont elles articulaient
Les potins les bruits les faits
Les plus triviaux
Les buissons se taisaient
Et les oiseaux avaient
Fui vers des halliers cachés
Des ermitages discrets
Aux échos moins bavards
Aux écarts moins lourdauds
Conscients qu’il se faisait tard
La houle des rires enflant
J’ai dû me réfugier
Comme quand j’étais enfant
Derrière une fenêtre
Toute me contentant
Des images muettes
Palpitantes de chants
Que moi seule entendais
Mésanges rouges gorges, verdiers et merlettes
A becs que veux-tu enchantant les rêveurs.
Ces dames qui rient si fort
De leurs voix de trompettes
De quoi ont-elles si peur
Pour dans le crépuscule
Sonner ainsi la charge ?

Qu’ont-elles à leur décharge ?
Un vide insupportable à la place du cœur ?
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