
« Vadelina ! Vadelina ! »
Voix de cuivre et de bois
Vocalisantes voix de la campagne
Vous n’avez peur de rien
Vous franchissez les haies
Dans un élan païen
Et secouez au potager
La perche à haricots
Vous agacez
Les portes fermées
Portes de granges ou de grenier
Faites parler les montagnes pelées
Qui vous répondent comme des perroquets.
Vos visages sont tannés, ridés, talés
Comme de vielles pommes
Couronnés d’un champ d’épis argenté.
Vous battez la campagne la transformez en scène
Elle vaut bien les scènes des boulevards de Paris
« Vadelina ! Vadelina ! »
Voix de cuivre et de bois qui jonglez sur les toits
A la poursuite des hirondelles
Qui de la faucille de leurs ailes
Fendent l’air au raz de braves tuiles
Maquillées de mousseuses dentelles
Tuiles qui dansent bruyamment
Dès que souffle le vent
Claquant les talons montrant leurs dessous
Ce sont alors les sœurs
Des petites femmes de Toulouse Lautrec.