LARMES
Ah ! Larmes
Vous êtes des armes
Suintant de l’humaine argile
Parfois se faisant clés
En un trousseau fragile.
Détresse
Toute en caresses
Humides consolatrices
Leurs mains repèrent desserrent
Les nœuds noirs du supplice.
Leurs flots
Vont à l’assaut
Franchissent mille digues
Inondent la vallée
Et baignent la garrigue.
Du bonheur
Les pleurs dorés
Chuchotement d’une joie
Trop profonde, trop ronde
Pour une simple voix.
Aux armes, ondoyantes larmes !