Cousus en bouche les mots tuent.
Sans mot dire ils pétrifient les heures les mots tus
Les habillent de bandelettes immaculées et
Muettes, retiennent dans leurs griffes
En X en Y en Oméga les Hiéroglyphes
Conteurs d’histoires de gloire et de déboires.
Gardés par devers soi les mots à mort
Molestent les corps
D’une main preste
Muette et leste
Ils moquent les cœurs
Blessés harassés désertés
Plus la moindre lueur
Juste une odeur de peur,
Muette grise peur
De celles qui dégrisent
Peur que des mots susurrés
Auraient apaisée consolée
Que des morisques tout au long d’une nuit
Se seraient risquées à mots lester.
Evanoui le sens propre. Tari le sens figuré
Des mots purgés de la mélodie du bonheur
De la prière du point du jour
Chaque matin à la bonne heure
La première heure
De bon humour de belle humeur
Porte béante à deux battants.
Face au soleil ouvrez en grand
Le souterrain des mots pour éclairer ses voûtes
Libérez vos compagnons de route
Brûlant de l’envie d’une course de trot, d’une crinière en flamme,
D’un grand galop, d’une oriflamme, d’une âme.