EN CES TEMPS DE CARNAVAL PERMANENT, DE BALS MASQUES EN PLEIN JOUR......
Parmi ceux qui se prétendaient envoyés par les cieux
Certains arboraient le masque de la fée bleue
D’autres celui de l’Enchanteur Merlin
De la fée Clochette ou de Mélusine
La plupart des passants, des spectateurs,
Des chalands, n’y voyaient que le feu du bonheur.
Quelques fous portaient le masque blanc
Le masque anonyme du badaud innocent,
De celui qui s’arrête quand quelqu’un crie
Glisse, tombe, pleure, gémit.
Vous pensiez que c’était là plutôt la mission des fées
Des enchanteurs, des saint-bernards, des cœurs fêlés ?
Ce n’est plus qu’une utopie
Un mirage, une désuète lubie.
Les hommes les femmes providentiels
Descendent rarement du ciel.