A l’heure où le soleil farde le ciel
Et les neiges éternelles
A larges touches de poudre corail
Que dévorent les poissons violets d’un vitrail
Je suis allée cueillir pour toi
La somptueuse barbe à papa
D’un nuage accroché à la cime du toit
Des Alpes, un nuage qui oscille entre l’Italie
Et notre Hexagonie chérie.

Un jour de vent et de furie
Je suis partie au saut du lit
Pour le port de Quiberon
Ai franchi la passerelle du ferry
La mer nous promettait des sensations
Me disaient les embruns attaquant mon esprit
Encore endormi,
Et déjà rêveur d’une marche du Palais
Jusqu’à Port Coton, d’une pause inspirée
Entre les accoudoirs gris presque noirs
Du fauteuil breton de la Sarah Bernard
Qui venait nourrir sa passion
Au chaudron bouillonnant de marées de cauchemars.
