ALORS OU LIRE,
Les écrits sont de si sombre augure
Alors, où lire ? Entre les délicates touches d’azur
D’un tableau de Corot qui
D’un délire figé invente les confettis ?
Que faut-il dire ? Les espaces
Unissant par places
Séparant ailleurs les empreintes indélébiles
Du pinceau pensif ou fébrile ?
Les espaces éloignant les corps
Ou reliant les cœurs
De milliards de femmes et d’hommes
Craignant pour la vie des leurs.
Espaces ménagés par les gestes « barrière »
Peints à l’huile de la prudence
Avec une pointe de révérence
Pour ces belles fleurs que sont les vies
Qui par le monde palpitent à l’envie.
Où lire alors que
Mille couronnes ont rongé le soleil de l’espoir
Où lire alors que les écrits sont de si sombres augures ?
Entre les délicates touches d’un Sisley, d’un Renoir
Rêvant de pain et de chablis
Inventeurs des confettis frémissants d’un délire pur.
Bien que vivant de pain et de chablis.
Que faut-il lire ?
Que faut-il dire ? Mais faut-il dire ?
Oui si le dire vient d’un cœur
Brûlant de désir
Cherchant le bonheur
Criant sa douleur
Celui –là saura dire
Ou ne pas dire
