CREPUSCULAIRE
Le jour et sa caravane d’instants délicats
D’épisodes lourds
S’éloignent

lentement de l’oasis béat
Qui, de ses palmes, au crépuscule tisse un abat-jour.
Le jour s’éloigne et s’enlise dans les sables du soir
N’aurait-il nulle peur de la profondeur de tout ce noir ?
De ce velours couleur de désespoir
Illuminé au hasard des essaims humains, de leurs territoires
Pétillant de brèves lueurs d’espoir
Scintillant des éclats d’ivres chimères
Annonçant le surgissement du rêve
Saturé de troublants reflets de moire
Dans la course de la vie une trêve.