Ile terriblement nue
Ile brûlante et maintes fois brûlée et brûlant ses vaisseaux.
Ile terriblement Nô
Le sang transparent n'éclabousse aucune scène
No man's land, no future, no one.
Sakura en fleurs,
Cerisiers danseurs,
Mais l'île est aphone,
Son regard sidéré de peur, d'angoisse,
Si terrassée par l'énorme sans fin,
Si sidérée
Que la mémoire des cerisiers s'esquive engloutie par la faille,
Branche nue, si jolie politesse,
Ferraille tordue, le hasard des répliques.
Le stress, le stress de la politesse,
Le sans fond, la répétition, le dragon.
Si sidérants que la mémoire des cerisiers s'esquive.
Technologie sans faille,
Robots néo-samouraïs contre coeur brûlant,
Silence des écrans, black-out,
Réseaux si saturés par les mots un peu faux, si usés,
Que la mémoire des PC s'esquive engloutie par la faille.
Technologie, politesse ou colère défaillent
Remplacées par la presque lente danse
D'acteurs anonymes, si cyberlués,
Colère, no stress,
Que la mémoire des PC s'esquive.
Scène nô: acteurs cernés de vapeur,
Costumés de blanc, bottés, masqués, anonymes.
Dehors les sauveteurs tanguent, vomissent.
Silence, sirènes rouges.
Acteurs si maîtrisés, si concentrés, si détachés,
Qu'ils oublient leur vie, trébuchent,
Et s'enlisent dans la faille.
La faim, la faim, l'entaille, avec le vaisseau fou ils s'en vont contrôlant
Le stress, si forts de sagesse, respirant, si maîtrisés,
Que les sauveteurs oublient leur vie et s'esquivent.
Ile terriblement nue
Ile brûlante et maintes fois brûlée et brûlant ses vaisseaux,
Ile terriblement no.
No man's land, no future, no one.