Tandis que sonne creux le songe du rebond inégal d'une balle
A la tombée de l'automne
S'accrochent dans les branchages
Les jeux, les désirs, les rêves
Propulsés par des cris d'enfants jaillissant en salves joyeuses
Et qui m'appellent.
Juste avant j'avais fait
Qui sur ma table danseraient à chaque courant d'air
Des bouquets d'oiseaux.
Car alors ne me restaient que les ailes rouges
De la vigne accrochée au mur gris.
A la tombée de novembre, je peinais, la bouche sèche,
Haletant une triste musique:
" Les mots me fuient, les mots tournoient au-dessus des toits
Comme poussière d'étourneaux
Ivres du vin vespéral
Qui goutte à goutte emplit la coupe du ciel
Et me laisse le cœur vide."
Dans les bosquets, le vieux pommier de mon jardin
Qui n'est plus
Qu'artères vidées de leur sang
J'avais cru les acclimater, les mots me fuient
Leurs traces se taisent leurs expressions familières
M'échappent
Aux confins de l'ombre et de la lumière
Leurs visages mêmes s'évanouissent
A la tombée de l'automne comme au terme d'un chemin.
Les mots me fuient, leurs traces se taisent
Leurs expressions familières
M'échappent aux confins de l'ombre et de la lumière
Leurs visages mêmes s'évanouissent
Que j'avais cru acclimater
Dans les bosquets, le vieux pommier de mon jardin
Qui n'est plus qu'artères vidées de leur sang.
A la tombée de novembre les mots me fuient
Les mots tournoient au-dessus des toits
Comme poussière d'étourneaux ivres du vin vespéral
Qui goutte à goutte
Emplit la coupe du ciel et me laisse le cœur vide
La bouche sèche, haletant une triste musique.
Il me reste les ailes rouges
De la vigne accrochée au mur gris.
En faire des bouquets d'oiseaux qui danseront sur ma table
Au moindre courant d'air;
Comme un appel les cris d'enfants jaillissant
En salves joyeuses, et leurs désirs,
Leurs jeux, leurs rêves, se perchant dans les branchages
Tandis que sonne creux le songe
Du rebond inégal d'une balle
A la tombée de l'automne.
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