Dans la brèche l’avant-monde entre abondance et désert
La brèche où rampe sur lit de rumeurs le chaos
Des rêves des êtres d’un peut-être chaud comme la sève
Du baobab égaré dans la mangrove rongée par
Le clapotis du doute.
Le pré-monde préface ronde balle au bond
Dans la gueule ouverte par les mâchoires gaufrées
Du cartonnage enluminé gage de braises de scories.
Précipice du frontispice : le fronton grimoire d’un four
Peuplé de pâtons montueux monstrueux.
Portes d’un enfer encombré de vides enfoncées par
Discrète la poussée d’une procession de pages
Lobes géminés sans circonvolutions dunes glacées glissant
Par deux lisses du sirocco qui n’est pas.
Brèche ouverte sous l’ivoire de chaque voile que gonfle
La virtualité d’une tempête de regards brèche ouverte
A chaque page d’où renaît sans fin le néant brèche
Entre les poumons du chaos satin broché presque émotif brodé
De nids d’abeille faseyant sous le souffle des décrypteurs du vide.
Bronches et branches, branchioles bronchioles alvéoles folioles bruissent
De fuites en avant d’arrêts cynégétiques. Brèches bronches branches
D’une forêt de questions d’où d’interminables colonnes de regards hérissés de
Pattes grêles agiles fébriles agiles infatigables montent vers la lumière le long
De l’ombre des parallèles à la poursuite de la marge du bord du monde.
Relié ce cahier vierge deux lèvres ombreuses à peine remuent
Attendent inspiration retiennent reprennent haleine peut-être façon
De façonner à l’instigation de l’absence égale de bruits et
De silence les mots sans emploi encore mots sans partenaire
Dérive brocantolesque du frisson à blanc sans froid sans fard
Du sang froid sans danger de l’anthracite aigu lustral d’une dent pétrifiée
Loin des années lumière de son squale errant de l’ammonite suspendue
A l’inexistence d’un fond océanique