L’heure où le ciel blanc devient Renonce-t-il à toute Couleur
Plus question d’Or de cuivre rouge de Plomb ou de mercure
Un écran vide où neigent sans Fin en humble filigrane les Heures
Ombré peut-être d’Emotions fuyant le spectre scrutateur
De l’Attention
L’heure où vibre l’écran Aveugle entre les gouttes du Temps
Et c’est ta voix Concassée tant de portes Fermées sur Toi là-bas
Qui ne peut Plus plus longer les Allées du Soleil toi qui doit
Compter prudence tes Pas pas de réserves pas de sucre pas
De vieille Fissurée
Privée de douceur bombardée de Rayons
Invisibles vivre au Cœur d’un triangle Etriqué Gustave
Roussy labo radio Fresne Villejuif les jours de chance Paris
Tu changes d’Air maquillage gants et chapeau Suprême
Elégance du Sursitaire
Oxygène je t’entraîne du bout des Doigts dans le Sillage
Osant à peine de mes Vagabondages de l’été un Battement
De Cils dans le Pacifique une embellie sur la Banlieue mes Longues
Journées sur les sentiers le Bleu du ciel dépasse les Bornes
De la Frontière
Mille huit cent dix neuf sans Barrières un muret Bâillonné de mousses
Martelés les blasons Fleurs de lysés la Coopérative Fruitière le comté
Le miel et les crèmes glacées, la Jeanne et Madame Ténardier les
Echelles de la Mort et alors toi par cette Faille tu plonges Somptueuse
Dans les eaux Claires
Des grandes Vacances et de l’enfance Douce France remontes chargée
De poissons Merveilleux pour les beaux paysages ton appétit Joyeux tes
Nombreuses conquêtes Envoûtées par le besoin désir d’Amour qui
Pétillent au cœur de chacun de tes Mots de tes gestes elles Déposent à tes pieds
Un petit Royaume.
Au corniaud de la ferme joueur et Famélique tu offres la moitié de ton Goûter
A la sainte patronne du Salon de Thé toute en rondeurs dentelles et serge noire
Ta petite bouche en cœur Gourmande de pistache chuchote son Secret et
La Dame Blanche par un coup de baguette se transforme en Fée Verte
Te tenant sous son charme.
Alors il me vient que je te sens soudain si Proche presque
Dans mon Jardin tu entres
Dans mon Monde et j’entre dans le tien
Monde des plus ou moins orphelines Orphelins
De fait que ce soit Père dormant ou mère toujours ailleurs Et qui Trouvent dans
Les fosses d’orchestre de la Création le réconfort
Des berceuses l’élan des symphonies
L’espérance des chants de révolution.