CONTEMPLATION
« J’avais pris mon couteau
Mais je suis revenu les mains vides...
Cette Rose était trop belle. »
Ainsi écrivit Sampo, un poète japonais.
Parfois je me dis :
« J’avais pris mon appareil photo
Mais je suis revenue sans album
La forêt était trop belle,
Trop vive, trop flamboyante. »
Et j’aimerais que tu te dises :
« J’avais en moi libéré Dom Juan,
Discrètement l’air de rien
Libéré mes mains ardentes exploratrices
Mais je suis revenu sans trophée
Le jardin était trop beau trop grand
Trop mystérieux, je craignais
D’en écraser les plantes rares
D’en blesser le sol fragile
Et même de m’y perdre. »
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