Nuages éventrés des écrans magnétiques Sur les autels du large les feux se sont éteints Les infidèles ont déserté la plage. Tuilage aléatoire d'images paraboliques Ecoutant du jusant ce soir l'ultime soupir La lente poésie tourne la page Et blanchira...
Lire la suiteCHANSON
Malgré l'hiver Des soucis fleuris Dans la lumière De ton regard gris Le chant des pierres Qu'un pied a meurtri Se grise d'air Et s'évanouit. D'un fruit amer Il germe et mûrit Une prière Un arbre épanoui.
Lire la suiteVOLARE
Sous la diagonale habile des pies en frac Le soleil effleurait le noir de soie des toits Et soudain leurs doigts blancs qui effeuillaient le temps Ont brillé fragiles comme des nacres Jouant de l'éventail entre les mains des femmes Une illusion enfin...
Lire la suiteTRAVERSEE
Les matins gris il suffisait Montés sur des chevaux de joie De passer le désert de petites pierres En entonnant des chansonnettes subversives. Alors tout allait mieux La vague de mal être se muait En une danse bien assise tanguant Dans un jaillissement...
Lire la suitePHLOEME ET XYLEME
Entre les reins goutte à goutte neurones sève Rhin Rhône Tronc de la vie canal irrigué Irriguant irradiant Mer du Nord Méditerranée Garder la tête au froid le bassin sur le feu Sombre poussée racines intestines Au pied des pierres irruption Tronc aquatique...
Lire la suiteCrise de Foie?
Un cube quatre murs bien mûrs. Un carreau tout frais Plutôt une vitre bien léchée Derrière ou devant, ça dépend comme vous voyez La chose, les choses, les murs blancs ou jaunes, Un regard, petite veilleuse paradoxale qui s'allume au matin Comme s'éveille...
Lire la suiteA LA TOMBEE DE L'AUTOMNE
Tandis que sonne creux le songe du rebond inégal d'une balle A la tombée de l'automne S'accrochent dans les branchages Les jeux, les désirs, les rêves Propulsés par des cris d'enfants jaillissant en salves joyeuses Et qui m'appellent. Juste avant j'avais...
Lire la suiteTE DIRE LA JOIE
Je voudrais te dire la petite joie, le bruissement d'aile de la roue sur l'asphalte, la danse maritime des cheveux dans le vent, la fuite des arbres et des maisons. Joie de la route. Je voudrais te dire ce pain quotidien de la joie, la diagonale de soleil...
Lire la suiteTOI A MES COTES
Toi à mes côtés depuis le premier jour, le premier cri. Toi, somnambule aux yeux grands ouverts sur la cible invisible. Toi, ferment poivré qui fait lever la pâte de tous les pains d'épices servis au grand festin. Toi, fève empoisonnée si nécessaire à...
Lire la suiteL'ABSENT
Tu étais loin, et pourtant très proche quand soudain les pétales du soleil se mêlaient au feuillage de l'érable. Tu étais loin, plus loin que tout, à l'heure où le ciel bleu semblait vendre son âme aux sombres toits d'ardoise. Tu disparaissais tout à...
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